Dans tout l’hémisphère nord, l’histoire de la rose remonte à la nuit des temps. Reine du jardin à juste titre, la rose est un joyau que les jardiniers ont façonné patiemment de génération en génération.
Selon les scientifiques, l’apparition des premiers rosiers remonte à près de 35 millions d'années. Si l’on ne sait pas grand chose sur ces premiers spécimens, de nombreux écrits de l’antiquité démontrent que déjà la reine des fleurs était appréciée des Egyptiens, des Grecs et des Romains. A l’époque, seule une variété blanche était cultivée principalement pour ses vertus médicinales. D'après les témoignages historiques, il y a environ 5000 ans, en Chine des roses étaient également cultivées. Ces fleurs originaires d'Asie Centrale, se sont répandues dans tout l'hémisphère nord sans jamais toutefois franchir l'équateur.
Au XIIe et XIIIe siècles, alors que les croisades embrasaient les coeurs et les passions, les voyageurs armés ramenèrent du Proche Orient de nouvelles variétés de rose dont la mythique rose de Damas qui dès le XIIIe siècle fit la fortune de Provins en région parisienne. Cette rose était plantée originellement sur l'Ile de Samos en l'honneur de la déesse Aphrodite. Plus tard, elle fut honorée à Rome avec la déesse de l'amour, Venus. C’est à cette époque que la culture du rosier en France débuta réellement avec gallica officinalis (Rose des Apotyhicaires). Cette variété ramenée de Terre Sainte sera d’abord cultiver pour ses vertus médicinales avant d’être appréciée pour sa beauté au jardin. C’est à partir de cette variété que l’on fabriquait l’essence de rose au Moyen Age.
En France, les rosiers anciens les plus cultivés étaient alors les Galliques aussi appelées Roses de France (Rose de Provins, Charles de Mills, Tuscany) mais aussi des variétés de roses blanches aussi appelées Alba (Céleste, Jeanne d'Arc, Cuisse de Nymphe), des rosiers de Damas (Félicité Hardy, Quatre Saisons, Rose du Roi), des rosiers Centfeuilles (Rosa Centifolia, Rose des Peintres, Petite de Hollande) et enfin des rosiers Moussus (Moussu commun, Salet). Toutes ces variétés avaient des traits communs : développées en gros buissons, elles présentaient le plus souvent une floraison unique et abondante. Chaque fleur très parfumée se composait de nombreux pétales variant du blanc pur au pourpre sombre. Seule la rose de Damas (Quatre Saisons) était remontante. Elle est à l'origine des premiers rosiers remontants de l'Occident.[/color]
En 1700, l’arrivée de rosiers de Chine et de Japon bouleversa la culture de la rose en France. En quelques années, le nombre de variétés va exploser pour le plus grand plaisir des jardiniers européens décidément tombés sous le charme de cette plante au parfum envoûtant.
Bien des années après les croisades et l’introduction en occident des variétés du Proche-Orient, une découverte bouleversa l’horizon des rosiéristes de l’époque. Vers l’an 1700, aux variétés désormais connues que nous avons évoqué dans la première partie de notre histoire des roses, vinrent s’ajouter des variétés exotiques comme les rosiers d’Inde, de Chine ou du Japon. L’arrivée de ces variétés chinoises se fit via le Royaume Uni, les Etat Unis et l’île de la Réunion. Ces spécimens remontants ouvraient la porte à des floraisons de juin à octobre. Les premiers croisements entre les rosiers déjà bien implantés et ces nouveaux venus donnèrent des variétés non remontantes comme les rosiers Bourbon (Mme Pierre Oger, Souvenir de la Malmaison), les rosiers Noisette (Rose Noisette, Desprez à fleurs jaunes), les rosiers Thé (Adam, Gloire de Dijon) mais aussi des hybrides remontants (Baronne Prévost, Reine des Violettes...).
D'autres variétés furent également importées au XVIIIe siècle de Hollande et de Belgique dont la rose Centifolia ou Rose Chou aux cent pétales. Cette dernière variété fût rapidement adoptée par les parfumeurs de Grasse et donna naissance à son tour aux rosiers mousseux aux rosiers à feuilles de laitue. Au début du XVIIIe siècle, les botanistes avaient répertoriées toutes les souches possibles. Quelques hybrides spontanés firent alors leur apparition comme l’Alba, la Centifolia, la Portland, la Bourbon et la fameuse Rose Thé.
Pendant longtemps, les rosiéristes restèrent en but à un problème. Ces rosiers originaires des pays chauds supportaient mal le froid de l'Europe ! Pour remédier à cette fragilité, les rosiéristes de l’époque ont décidé de procéder à des hybridations pour créer des roses plus fortes et plus vigoureuses. Le fruit de ces premières hybridations donnèrent un élan formidable à la création de centaines de nouvelles variétés que l’on regroupe généralement sous le nom de roses anciennes. Cette appellation comprend pas moins de 10 000 variétés et cultivars qui ont toutes la particularité d’avoir été créées avant 1920.
Avez-vous déjà songé au gazon en plaques ? C'est un produit qui se développe et qui très facile à mettre en place. Il se présente sous la forme de rouleaux qu'il suffit de dérouler. Mais comment procéder ?
Amendez et retournez votre solCommencez par retourner la terre à la bèche, ou de préférence au motoculteur. Ne pas hésiter à repasser plusieurs fois au même endroit pour ameublir au maximum le terrain.
On rajoute ensuite l'amendement sous forme de terreau ou de compost. Etalez une couche superficielle d'environ 3 à 4 cm. Afin d'obtenir un mélange riche, on retourne à nouveau le terrain. Cette opération va enrichir le sol, mais aussi l'alléger.
Nivelez votre terrain A l'aide d'un râteau, enlevez tous les cailloux et brisez les mottes. Puis ratissez pour aplanir le terrain. La finition peut éventuellement se faire avec une règle pour avoir un terrain rigoureusement plat.
Travaillez le terrain au râteau jusqu'à ce que vos pas ne s'enfoncent plus. Pour finir la préparation, vous pouvez rajouter une couche de terreau ( terre tamisée + compost) de 10 cm. Epandre de l'engrais spécial gazon racinaire de longue durée.
Enfin, posez votre gazon en plaquesLa pose doit se faire immédiatement après réception des rouleaux de gazon en plaque. Déroulez le gazon en mettant les plaques bord à bord sans les faire se chevaucher.
Aplatissez bien avec les mains. Il ne doit pas rester de poche d'air entre les plaques et le terrain. La découpe des bords de pelouse est vraiment aisée. Couper les plaques avec un couteau de cuisine à dents. Une fois la pose terminée, roulez avec un rouleau et arrosez abondamment. Cet arrosage immédiat après la pose est primordial pour la bonne reprise de la pousse. Ensuite pendant 15 jours, trempez la pelouse 2 fois par jour (en arrossage automatique : 2 fois 45 mn au printemps et en été).
Le terreautage consiste à étaler du terreau ou du compost bien décomposé sur la pelouse afin de lui apporter des matières organiques. Cette application stimulera aussi l'activité microbienne de votre sol. Au fil du temps, le sol de votre pelouse s'appauvrit et le terreautage appliqué tous les 2 ou 3 ans revigorera votre gazon.
A la fin de l'été ou au printemps, étalez votre mélange sur l'ensemble de la pelouse sur une épaisseur de 0,5 à 1 cm à l'aide d'un rateau pour bien le faire pénétrer à la base du gazon. L'effet sera visible dès la reprise de la pousse avec une pelouse plus verte, plus vigoureuse et en bonne santé.
Cette opération sera idéalement appliquée après une scarification ou une aération de votre pelouse. Le terreau ainsi étalé parviendra plus rapidement aux racines.
La scarification de la pelouse :
C'est l'action de griffer le sol pour retirer la couche de feutrage et de mousse qui se forme tous les ans au niveau des racines et qui asphyxie le gazon.
Quand et comment scarifier ?Deux fois par an : au printemps après les premières tontes et en automne pour fortifier le gazon avant l'hiver
Un bon réglage de la profondeur de scarification (entre 2 et 4 mm) est primordial
Scarifier sur un terrain humide, ni détrempé ni trop sec, en procédant par passages croisés pour éviter toute zone scarifiée.
Faut-il ramasser les déchets ?Pour ne pas étouffer la pelouse, il est indispensable de ramasser soigneusement avec un scarificateur muni d'un bac de ramassage ou avec une tondeuse.
Quels sont les critères de choix d'un scarificateur ?Scarificateur à main pour les petites superficies jusqu'à 50 m2
Pour un confort maximum, scarificateur électrique jusqu'à 500 m2
Au-delà, choisissez un scarificateur thermique (à essence).
Acaule : se dit d'une plante sans réserve
Anémophile : plante pollinisée par l'intermédiaire du vent.
Assolement : c'est la pratique de la rotation des cultures
Autofertile : qui peut se féconder seul.
Bassinage : arrosage en pluie fine
Binage : consiste à casser la croûte en suface du sol pour une meilleure pénétration de l'eau
Bouillie bordelaise : produit à base de sulfate de cuivre permettant de combattre de nombreux champignons parasites
Bractée : La bractée est une feuille souvent colorée que l'on associe à une fleur ou à une inflorescence.
Caduc : qui perd ses feuilles en automne et en hiver.
Cespiteux : ce dit d'une plante qui produit des rejets.
Chignon racinaire : certaines plantes à enracinement puissant forment ce qu'on appelle un "chignon racinaire": de longues racines tournent au fond du pot et doivent être coupées avant plantation, sinon il y a un grand risque d'auto-étranglement ultérieur.
Colonne : élément spécifique de la fleur d'orchidée portant l'organe mâle et femelle
Couar : fibre de coco
Echenilloir : sécateur installé sur une perche et actionné par une corde
Ecorce : couche extérieure protectrice des végétaux composée de cellules imperméables qui protègent l'intérieur des variations de températures, des maladies, des animaux et des insectes. cf l'écorce des arbres
Endophyte : qui se développe à l'intérieur d'une plante
Entomophile : plante pollinisée par l'intermédiaire des insectes.
Epiphyte : plante vivant sur une autre plante ou autre support sans le parasiter. De nombreuses orchidées sont épiphytes comme le Phaleanopsis.
Fongicide : se dit d'une substance propre à détruire les champignons parasites
Hampe florale : tige de la plante portant les fleurs
Humifère : riche en humus.
Humus : matière noirâtre résultant de la décomposition des matières organiques végétales et animales. Indispensable au bon équilibre de la terre, l'humus doit être apporté régulièrement car il se décompose. Un jardin régulièrement travaillé et enrichi avec de l'humus sera plus équlibré et plus facile à travailler.
Hybride : se dit d'une plante issue d'un croisement de deux espèces différentes ou de deux genres différents
In situ : se dit d'une culture dans son milieu naturel
In vitro : se dit d'une culture en bocal (ex. la multiplication des orchidées)
Labelle : pétale modifié, notamment chez les orchidées utilisé pour la pollinisation
Lithophyte : plante se développant sur les rochers ou la mousse.
Monocarpique : une plante monocarpique est une plante qui ne fleurit qu'une seule fois dans sa vie.
Monopodiale : se dit d'une croissance plutôt verticale
Motte : c'est l'ensemble terre plus racines contenu dans un pot
Oïdium : maladie caractérisée par un feutrage blanc des feuilles.
Pailler : recouvrir le sol avec une couche de paillis pour protéger des excès de chaleur, de froid, limiter l'évaporation, empêcher les mauvaises herbes. (Paillis : compost, tourbe, écorces de pin broyées, feuilles mortes, déchets de cacao…)
Palisser : attacher les branches d'un arbre ou d'un arbuste sur un support (mur, clôture..) pour leur imposer une forme ou une direction.
Panaché : dont le feuillage comporte des taches, rayures d'une autre couleur. Le terme 'Variegata' désigne d'une manière générale les plantes à feuillage panaché. Il peut s'accompagner d'un préfixe qui indique la couleur pour devenir 'Albovariegata' (panaché de blanc ou de crème), 'Argenteovariegata' (panaché de blanc argenté) ou 'Aureovariegata' (panaché de jaune). On retrouve aussi ces préfixes avec les 'Maculata' 'Marginata', 'Punctata', 'Striata' et 'Reticulata'. Le terme 'Pulverulenta' désigne un poudrage de blanc crème, 'Marmorata', la même panachure mais dorée.
Parasite : il s'agit d'une plante vivant au dépends d'une autre.
Persistant : arbre ou arbuste dont le feuillage se renouvelle progressivement tout au long de l'année.
Plantule : embryon végétal
Pollinie : agglomérat de pollen
Pollinisation : reproduction chez les plantes; c'est la rencontre entre le pollen et les ovaires.
Pouzzolane : roche volcanique à structure alvéolaire, très intéressante comme substrat pour les orchidées par exemple ou comme élément de filtration pour les bassins et les aquariums
Protocorme : stade entre l'embryon et le plantule (cf la reproduction des orchidées)
Pseudobulbe : c'est une partie de la tige qui est enflée, qui souvent contient des réserves d'eau. Se rencontre sur certaines orchidées comme chez les cymbidiums.
Rabattre : couper de façon sévère les branches, tiges ou rameaux afin de provoquer l'émission de branches nouvelles et vigoureuses. Syn. Recéper.
Racine pivot : c'est la racine centrale la plus développée en général, qui file droit en profondeur. La carotte est un exemple de racine pivot.
Remontant : qui produit plusieurs fois dans l'année (fleurs ou fruits).
Rhyzome : racine se dévéloppant horizontalement sous le niveau du sol pouvant produire de nouvelles plantes
Rustique : qui résiste au gel en hiver.
Sarclage : consiste à couper les jeunes mauvaises herbes à la racine
Sauvageon : rejet du porte-greffe, il démarre sous le bourrelet de la greffe et se reconnait à son feuillage différent.
Scarification : c'est l'action de griffer le sol pour retirer la couche de feutrage et de mousse qui se forme tous les ans au niveau des racines et qui asphyxie le gazon.
Stolon : tige rampant sur le sol, qui produit de nouvelles plantes.
Sympodiale : se dit d'une croissance plutôt sous forme de touffe
Substrat : support de culture d'une plante
Terre arable : couche du sol qui peut être travaillée et cultivée.
Terre franche : se dit d'une terre contenant de manière idéale les quatre éléments de base que sont le sable, le calcaire, l'humus et l'argile.
Terreautage : consiste à étaler du terreau ou du compost bien décomposé sur la pelouse afin de lui apporter des matières organiques
Tourbe : Matière organique, issue de l’accumulation, dans des conditions très humides, de plantes mortes dont la décomposition est incomplète. Matériau très utilisé comme amendement dans l'horticulture, c'est un substrat qui retient très bien l'eau.
Tubercule : c'est excroissance qui se forme sur les racines ou sur une autre partie de la plante.
Végéter : on le dit d'une plante qui ne se développe pas complétement, absence de floraison par exemple. Elle est souvent plus sensible aux maladies
Vivace : plante qui perd ses tiges et ses feuilles en hiver, mais qui repousse au printemps suivant grâce à ses racines pérennes..